Tout savoir sur l'économie de la Martinique :

Quelques chiffres sur l'île :

- Population : 381427 habitants lors du recensement de 1999

- Les Plus grandes villes : Fort -de -France (94049 habitants, 25 % de la population), Lamentin (35460), Le Robert (21240), Schoelcher (20845), Sainte
-Marie (20098).
- Densité de Population : 338 hab./km2 en 1999, évaluée 356 en 2004
- Population Urbaine : 42 %
- Population active : 166400 en 2002
- Taux de chômage : 22,4 %
- PIB/hab. : 14283 € (année 2000)
- PIB (produit intérieur brut) Total : 5496 millions de €
- Inflation Annuelle de prix (prix et salaires) : + 2,2 % (2002, France Métropolitaine : + 2,3 %)
- Salaire minimal : 1 127,23 € par mois et 6,67 €/h (en 2002)
- Exportations : 26 millions d'euros (2002)
- Les produits Principaux d'exportation : fruits secs ou frais, produits raffinés d'essence, boissons alcoolisées (rhum et dérivés), boissons sans alcool.
- Importations : 486 millions d'euros (2002)
- Les produits Principaux d'importation : pétrole brut, des véhicules (le tourisme et la publicité), médicaments, produits d'essence raffinés, meubles.
- Fournisseurs Principaux : la France Métropolitaine, états membres de l'Union européenne, le Venezuela, les états
-Unis, la Guadeloupe.
Bananes de la Martinique

- Clients Principaux : la France Métropolitaine, la Guadeloupe, la Guyane, états membres de l'Union européenne, les États-Unis, le Canada. En évoquant l'économie de la Martinique, il est nécessaire de prendre en considération son passé colonial, essentiellement centré sur l'activité agricole. Le secteur agricole de l'île est dans une situation de paradoxe aujourd'hui : l'agriculture est extrêmement visible en termes de main-d'oeuvre et de surface exploitée, aussi bien que des produits typiques de la région (sucre, le rhum, banane), mais ne représente seulement 4 % du PIB de l'île. Cette antinomie est due à une période importante de transition commencée au début des années 80 : la concurrence internationale a laissé sa marque sur l'exploitation des produits alimentaires de l'île de la Martinique, étant dans l'incapacité de faire face aux produits alimentaires étrangers bon marché à la fin du 19ème siècle, la Martinique continue d'exploiter ses propres ressources.


Un régime fiscal spécial :

Régime fiscal en Martinique
En règle générale, les DOM sont dotés d'un grand nombre de dérogations et subissent des dispositions légales fortement complexes. La Martinique tient un statut de département, pourtant elle est considérée comme "le territoire d'exportation" en termes d'échange commercial. On considère une société métropolitaine vendant des marchandises en Martinique comme un exportateur et est ainsi exempt de payer la TVA. La Guyane, Saint Martin et Saint-Barthelemy ne prélèvent pas de TVA et en Martinique son taux est entre 2.2 et 8.5 %. Toutes les marchandises entrant en Martinique tombent dans la catégorie fiscale "du péage de mer", qui constitue une source importante de revenu pour la communauté. Le montant de ce péage est décidé par le Conseil Régional selon la catégorie des produits concernés, il dépasse rarement 30 %. La somme rassemblée est redistribuée parmi les communautés (représentant environ 40 % de leur revenu fiscal). Tout compte fait, il est difficile de parler d'une économie structurée, comme les indices ont tendance à révéler une sorte "de profil artificiel", encouragé par un unique facteur déterminant: la consommation. Ceci, bien sûr, implique l'existence d'un certain volume monétaire, qui doit être fourni avant de passer à la phase circulatoire, possédant des sources innombrables entre les secteurs publics et privés. La liste est longue, aussi seulement quelques-uns des exemples bien connus seront mentionnés: les impôts sur des produits importés, un système fiscal avec des avantages évidents sur des certaines catégories socio-professionnelles, optimisation des taxes et des subventions, un fort taux de transferts publics, des vacances prolongées, etc.

Des domaines d'activités variés >